ICI LA JUNGLE (Ou presque...)

Ce blog concerne le voyage en Bolivie et au Pérou que j'ai effectué de mars 2006 à décembre 2008. Vous y trouverez des récits, des commentaires et des photos, qui je l'espère vous aideront à (re)découvrir ce fantastique continent.

Nom :
Lieu : Aquitaine, 64, France

25 mars 2006

25/03 - Cusco

Hola compañeras y compañeros !

Nous venons d'arriver a Cusco apres 22h de bus... encore une epopee, vu qu'il etait monte sur ressorts. Pas de problemes sur la route a cause de l'altitude (on avait pris un flacon d'alcool en cas de nausees), sachant qu'on a grimpe jusqu'a 4000m pour redescendre ici, a 3400m. On va y aller mollo pour la marche, car on veut aller voir 2-3 sites qui sont tout pres de la ville.

Sinon, bonne nouvelle: j'ai des photos!

Vous aurez compris c'est photo d'avion, sauf qu'en dessous c'est l'amazonie et son fleuve qui etincelle de mille feux sous le soleil couchant (mon dieu que c'est beau)

Deux vues de Lima: l'avenue Tupac Amaru que nous prenions pour rentrer chez Carla, et la Plaza de Armas, en plein centre ville.












Sur les toits du centre-ville de Lima... chez la soeur de Carla qui nous a garde les sacs le premier jour. En fait, c'est bien pourri comme ville. Au taquet de pollution, et la Sierra (montagnes) environnante rajoute sa couche de poussiere marronnatre, ce qui rend l'atmosphere assez peu respirable au final. La laryngite est commune, d'ailleurs j'en sors a peine, et l'air de Cusco va m'y aider.

Pour les amoureux de la mer, et je sais qu'il y en a: un coucher de soleil sur le Pacifique (quartier Miraflores, le top du chic pour les touristes qu'on des thunes a mettre dans des babioles et de la bouffe hors de prix: photo suivante)

Prochaines photos et impressions: Cusco, Saqsahuaman... Bisous a tous !

23 mars 2006

23/03 - News de Lima

Hola hola !

Bon voila ce sont les premieres news depuis Lima... desole pour l`ortographe mais les claviers qwerty c pas la joie ;-)
Alors... ca a commence tres fort puisque des l`arrivee a l`aeroport il me manquait mon gros sac... on est parti dans le centre pour crecher a l`hotel, et le lendemain j`ai contacte carla, une membre comme moi de hospitalityclub, qui nous heberge michel et moi depuis deux nuits. j`ai pu recuperer mon sac hier, en prenant le bus. et ca, attention: c`est tout bonnement halllllucinant!! a lima les bus, taxis, fourgonnettes-taxis pullulent et conduisent n`importe comment... ca klaxonne de partout pour un rien, mais ca fait partie de leur quotidien: ici on prend les transports comme ca, on n`attend jamais, chaque vehicule a son crieur qui vend son trajet comme a la criee! donc c pas cher, on rentre on sort ca crie ca remue c`est tout un monde. en plus on est dans la "banlieue" donc on voit la realite de lima, pas les quartiers a touristes.
on part ce soir ou cette nuit pour cusco, 15h de bus avec surement une grosse etape a ayacucho, grosse ville en basse montagne.
j`ai le regret de vous dire aue pour les photos ca va etre compromis puisaue ici c`est du windows 98 qui ne reconnait pas les cles usb et l`appareil photo.... on trouvera un moyen d`ici quelques jours, ne vous inquietez pas (mais si, mais si)

a bientot !

15 mars 2006

15/03 - Article dans le journal

Roger Chague m'avait "interviewé" il y a quelques jours au sujet de mon projet. Il était emballé et souhaitait me faire paraître à La République des Pyrénées: c'est chose faite! Merci RC ^_^

13 mars 2006

INFO - La vie là-bas?

Ceci est un texte écrit par Bruno, la personne que j'ai rencontré et qui vit parmi les indiens depuis de nombreuses années. Avis aux amateurs.

Aux amis de la communauté tribale quechua de Tuichi (Haute Amazonie Bolivienne)

Le centre de Recherches en Agroécologie forestière de notre communauté indienne, dont le but global et final est la sauvegarde de notre bout de forêt amazonienne et des meilleures valeurs indiennes de vie en harmonie avec la forêt et le fleuve, représente pour nous tous une lueur d'espoir dans ce monde où la seule valeur proposée est la rentabilité financière.
Or rentabilité financière équivaut trop souvent à la destruction des milieux naturels ou des sociétés traditionnelles.
Que faire de cet argent qui coule à flot dans les pays riches ? Je vous propose d'investir le vôtre dans la protection de ce qui reste de la forêt amazonienne et de la vie indienne authentique, une bonne manière de donner quelques chances de survie aux générations futures, qui nous prêtent une Terre que nous avons à leur rendre dans un état au moins aussi bon que celui dans lequel nous l'avons reçu. Cette notion de coresponsabilité globale à travers le temps et l'espace, vis-à-vis de tous les êtres vivants de notre belle planète, notion qui va de soi chez les peuples animistes, commence à pénétrer nos mentalités occidentales et à opérer une grande révolution.

Que faisons-nous dans ce centre de recherches ? D'abord, cela n'a rien à voir avec un centre classique. Pas de bureaux, ni de chercheurs. La direction est assumée par le conseil communautaire. L'administration est réduite à quelques dossiers sans valeur. L'essentiel est dans la mémoire de chacun de nous.
La transmission des expériences aux autres indiens se fait oralement et lors des visites qu'ils font à nos parcelles expérimentales, dispersées sur tout notre territoire.
Nous publions nos résultats surtout pour les indiens, pas pour les experts boliviens ou étrangers qui complèteront une thèse ou une publication savante qui ne reviendra jamais aux premiers intéressés : les indiens.

Je cherche à vous proposer une manière ludique et déculpabilisante de rendre aux Amérindiens ce qu'on leur a pris : leur liberté, leur nature, leur culture.

Par exemple, parrainer un arbre : vous donnez au centre la somme d'argent que vous pouvez, avec cela nous semons, plantons, et entretenons des arbres fruitiers un peu partout sur notre territoire. Peu à peu se créent ainsi des parcours de récolte aux différentes saisons, qui nous permettent de diminuer chaque année l'emprise prédatrice de chaque famille sur la forêt, et donc d'augmenter la surface forestière.
Dans les clairières, nous plantons ou semons quelques arbres fruitiers. Nous incluons ce futur petit bosquet fruitier dans nos parcours et chaque année nous passons nettoyer à la machette les alentours des plants, pour éviter qu'ils ne soient étouffés.
Trois ou quatre ans plus tard, nous commençons à récolter les premiers fruits. Ce surcroît d'aliments nous évite de devoir défricher autant de forêt primaire ou secondaire pour produire riz, haricot, maïs, manioc, etc. L'excédent de fruits nourrira singes, pécaris et oiseaux?
Les fruits se mangeant crus, c'est autant de bois en moins que nous brûlons pour cuire notre nourriture, de casseroles en alu utilisées, etc.
Adoptant ce mode de vie essentiellement frugivore et crudivore en Amazonie et ailleurs, une population humaine peut devenir très nombreuse sans entamer en rien le capital forestier. L'actuelle surpopulation devient un faux problème, tous les besoins de l'être humain s'en trouvent remis en question.

Et vous, ne croyez pas que vous vous en tirerez juste en donnant une aumône aux indiens. Vous allez, par un acte solidaire, recréer du vivant, du beau et du bon chez vous. Vous allez semer ou planter un arbre fruitier, dans votre jardin, ou si vous n'en avez pas, chez un ami ou dans un endroit sûr. Cet arbre sera le frère de l'arbre que nous aurons planté en haute Amazonie, et ils chanteront ensemble l'Internationale des Arbres Fruitiers.
Imaginez un instant que partout sur terre, on abandonne la monoculture céréalière, le labour, le travail des champs, les élevages intensifs, et que ces gigantesques surfaces soient reconverties à ce que j'appelle la permaculture arborée : un joyeux mélange harmonieux d'arbres, de lianes, de buissons, de plantes bisannuelles et annuelles : une forêt à tous usages : bois, bambou, liens, tissus, fruits, oléagineux, graines, légumes, racines, tubercules, algues, plantes fourragères médicinales et mellifères, etc.

Cultiver et vivre deviennent un jeu permanent. Avec des adaptations, c'est possible dans tous les climats tempérés, subtropicaux et tropicaux. Quelle révolution ! Commençons de suite, partout. Plus besoin d'Etat, la seule structure sociétale qui reste est la tribu et le clan.

J'imagine, je rêve que ce mode de vie, que nous commençons en Amazonie, et que d'autres ont commencé ailleurs sur tous les continents, fasse tâche d'huile sur toute la planète et prenne le relais de l'actuelle syphilisation mondiale qui vit ses dernières années, en entraînant hélas avec elle dans sa chute des pans entiers de la nature et de l'humanité.

Nous ne nous en sortirons qu'en nous mettant à la tâche de suite. Et en plus, c'est marrant ! Alors qu'attendons nous ?


Bruno De Roissart
http://bruno.deroissart.free.fr/

18/02 - La soirée bolivienne

Voilà une photo d'ensemble (coucou Romain! coucou Marine!) de la salle de La Pépinière, qui soit dit en passant vaut le coup pour ce genre d'évènements.
Après avoir vu un film sur la Bolivie, prêté pour l'occasion par Bruno (toujours lui, je vous en reparlerai plus tard), la soixantaine de personnes a pu apprécier le repas concocté par l'équipe du Caméléon: quinoa, crème de cacahuète, flan de courgettes, sauce piquante "spéciale afrique" (genre ultimate tabasco), fromage de vache et pain bio.
La plupart étaient des amis et de la famille, mais mon passage sur France Bleu Béarn et les annonces parues dans différents journaux locaux et dans le réseau associatif palois (grâce à l'Université Européenne de la Citoyenneté) ont permis de faire venir une dizaine de personnes à qui le concept plaisait. Je remercie tout le monde de sa participation, j'espère pouvoir organiser une fête de retour encore plus chaleureuse!

INFO - Un peu de géo

INFO - Petite présentation


Je rencontre Bruno, par "hasard", en cherchant un stage pour la fac. Il ne me faut pas longtemps pour me rendre compte que l'opportunité qui m'est offerte est ce que j'attendais depuis plusieurs années: partir loin, dans un endroit différent, avec des gens différents. J'aurais pas pu tomber mieux: partir en mission humanitaire avec une association qui prône l'échange de savoirs et de savoirs-faire paysans entre les Pyrénées et les Andes... pour recycler du mercure! Les indiens de l'altiplano bolivien en utilisent lorsqu'ils cherchent des paillettes d'or dans les rivières, à leurs dépends puisqu'ils polluent par là-même leur habitat et leur écosystème. C'est pas d'la pétrochimie, mais l'impact n'est pas négligeable... Alors hop! je quitte la fac, je prépare mon voyage, je dépose des dossiers de subventions... et grâce à Mélia, Clarisse et bien d'autres j'obtiens des sous de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, et j'organise une soirée bolivienne (voir soirée du 18).

Départ le 20 mars 2006 de Toulouse, arrivée à Lima. Je table sur 10 jours pour traverser le Pérou pour finalement arriver à La Paz, capitale de la Bolivie, d'où il me restera 400km avant d'arriver dans la communauté Tuichi.

Tous les récits et photos qui vont suivre (à condition que je sois à jour ^_^) ont pour objet d'une part de vous informer sur l'évolution du projet, et d'autre part (bien sûr!) de vous immerger dans la culture sudaméricaine, andine et inca que je vais découvrir...