17/10 - Ambiance printanière
Ca y est, j'ai dépassé les six mois en Bolivie. Ca fait deux jours que je suis "clandestin", mais bien sûr tout se règlera d'ici quelques jours quand j'aurai mon visa (pour un an).
J'aimerais vous conter un peu l'ambiance qui règne en ce moment à Tuichi, très différente de celles que j'ai connues il y a 4 et 2 mois.
Là on est au printemps depuis le 21 septembre, ce qui apporte son lot d'animaux, insectes, oiseaux, et de pluie. Chaque jour se distingue des autres par le climat, qui à son tour influe sur la présence ou non des mouches, moustiques et taons. Et oui, ca on me l'avait pas dit, mais oui il y a des saloperies de machins volants qui te bouffent les pieds à en laisser des gouttes de sang même à travers les chaussettes. Donc ca gratte, plus fort mais moins longtemps que les mouches jaunes.
Le soleil se lève tôt et à 9h on commence à transpirer, il faut donc aller travailler (couper du bois, s'occuper du jardin, balayer la cour,...) vers 6h du matin pour être tranquille. Ensuite on flâne plus ou moins jusqu'à 15h, moment où généralement la pluie s'invite (n'oublions pas que nous sommes dans les tropiques, l'évaporation de l'humidité nocturne finit par faire des gros nuages orageux). Il pleut assez drûment, de telle manière qu'en dix minutes la terre séchée est recouverte de 10 centimètres de flotte qui ne sera absorbée complètement que bien plus tard, dans la soirée. Cela ne nous empêche pas de continuer à vivre pieds nus et sans rien sur le dos, il ne fait pas froid. L'averse ne dure pas plus d'une heure ou deux, parfois moins, mais elle est entrecoupée d'éclaircies brèves que ne manquent pas de nous signaler les martinets, cigales et autres insectes.
Les cigales sont un phénomène hallucinant. Les larves sortent de terre en septembre, grimpent aux arbres jusqu'à hauteur d'homme et muent en insectes de, allez, 8 cm avec les ailes. Ce sont des grosses cigales, et leur chant est à la proportion: quasiment constamment, de 6h à 23h, un sifflement continu et assoudissant retentit dans toute la vallée. Elles ne font pas ce bruit de chk-chk que nos provencaux connaissent si bien, sauf "au départ". Leur chant est continu, et fait penser tour à tour à une tronconneuse éloignée, une soucoupe volante des années 80, un bidule avec un trou que l'on ferait tourner au bout d'une ficelle, enfin vraiment ca dépend de l'heure, de la température, et de l'humidité. Elles se taisent à midi tellement il fait chaud (35º sans problème), leur son est un peu moins aigu quand c'est plus humide. J'en fait tout un plat de ces cigales, mais c'est vraiment l'élément "changement de décor"! Là oui, on dirait une jungle! Avant c'était tout calme... Maintenant tu marches et tous les 3m il y en a une qui change d'arbre juste au-dessus de ta tête, avec son battement d'ailes dans les branches. Au début tu sursautes, après tu les repères avant qu'elles ne se barrent. Il paraît que l'abdomen se mange, je testerai au retour.
Vient de commencer aussi la saison des kukis, ou tujos, volantes. Rappelez-vous, ce sont ces grosses fourmis rouges qui transportent des feuilles et autres nourritures jusqu'à leur nid souterrain, pour y cultiver des champignons. Ce sont les pires ennemis des jardins et champs, puisqu'elles sont capables de défeuiller un jeune arbre en une nuit. Il y a 4 jours vient de débuter l'exode des reines ailées, qui partiront bien sûr à la recherche de nouveaux territoires. Je n'ai pas encore eu l'occasion de voir l'attraction qu'elles provoquent, la chasse des martinets: ces bolides hors-pairs les attrapent au vol en les coupant en deux, la paire d'ailes et la tête tombent, sans vie, au sol. Ce phénomène dure peu de temps mais est si important que l'on peut avoir l'impression d'être sous une sorte de légère neige!
Je retourne au village dès que j'ai terminé les papiers, je vous en dirai plus à mon retour. En plus on sera allés chasser, pêcher (les gros poissons d'un mètre sont revenus à quelques heures de là), et on aura travaillé nos chakras :) .
A plums
J'aimerais vous conter un peu l'ambiance qui règne en ce moment à Tuichi, très différente de celles que j'ai connues il y a 4 et 2 mois.
Là on est au printemps depuis le 21 septembre, ce qui apporte son lot d'animaux, insectes, oiseaux, et de pluie. Chaque jour se distingue des autres par le climat, qui à son tour influe sur la présence ou non des mouches, moustiques et taons. Et oui, ca on me l'avait pas dit, mais oui il y a des saloperies de machins volants qui te bouffent les pieds à en laisser des gouttes de sang même à travers les chaussettes. Donc ca gratte, plus fort mais moins longtemps que les mouches jaunes.
Le soleil se lève tôt et à 9h on commence à transpirer, il faut donc aller travailler (couper du bois, s'occuper du jardin, balayer la cour,...) vers 6h du matin pour être tranquille. Ensuite on flâne plus ou moins jusqu'à 15h, moment où généralement la pluie s'invite (n'oublions pas que nous sommes dans les tropiques, l'évaporation de l'humidité nocturne finit par faire des gros nuages orageux). Il pleut assez drûment, de telle manière qu'en dix minutes la terre séchée est recouverte de 10 centimètres de flotte qui ne sera absorbée complètement que bien plus tard, dans la soirée. Cela ne nous empêche pas de continuer à vivre pieds nus et sans rien sur le dos, il ne fait pas froid. L'averse ne dure pas plus d'une heure ou deux, parfois moins, mais elle est entrecoupée d'éclaircies brèves que ne manquent pas de nous signaler les martinets, cigales et autres insectes.
Les cigales sont un phénomène hallucinant. Les larves sortent de terre en septembre, grimpent aux arbres jusqu'à hauteur d'homme et muent en insectes de, allez, 8 cm avec les ailes. Ce sont des grosses cigales, et leur chant est à la proportion: quasiment constamment, de 6h à 23h, un sifflement continu et assoudissant retentit dans toute la vallée. Elles ne font pas ce bruit de chk-chk que nos provencaux connaissent si bien, sauf "au départ". Leur chant est continu, et fait penser tour à tour à une tronconneuse éloignée, une soucoupe volante des années 80, un bidule avec un trou que l'on ferait tourner au bout d'une ficelle, enfin vraiment ca dépend de l'heure, de la température, et de l'humidité. Elles se taisent à midi tellement il fait chaud (35º sans problème), leur son est un peu moins aigu quand c'est plus humide. J'en fait tout un plat de ces cigales, mais c'est vraiment l'élément "changement de décor"! Là oui, on dirait une jungle! Avant c'était tout calme... Maintenant tu marches et tous les 3m il y en a une qui change d'arbre juste au-dessus de ta tête, avec son battement d'ailes dans les branches. Au début tu sursautes, après tu les repères avant qu'elles ne se barrent. Il paraît que l'abdomen se mange, je testerai au retour.
Vient de commencer aussi la saison des kukis, ou tujos, volantes. Rappelez-vous, ce sont ces grosses fourmis rouges qui transportent des feuilles et autres nourritures jusqu'à leur nid souterrain, pour y cultiver des champignons. Ce sont les pires ennemis des jardins et champs, puisqu'elles sont capables de défeuiller un jeune arbre en une nuit. Il y a 4 jours vient de débuter l'exode des reines ailées, qui partiront bien sûr à la recherche de nouveaux territoires. Je n'ai pas encore eu l'occasion de voir l'attraction qu'elles provoquent, la chasse des martinets: ces bolides hors-pairs les attrapent au vol en les coupant en deux, la paire d'ailes et la tête tombent, sans vie, au sol. Ce phénomène dure peu de temps mais est si important que l'on peut avoir l'impression d'être sous une sorte de légère neige!
Je retourne au village dès que j'ai terminé les papiers, je vous en dirai plus à mon retour. En plus on sera allés chasser, pêcher (les gros poissons d'un mètre sont revenus à quelques heures de là), et on aura travaillé nos chakras :) .
A plums

0 Comments:
Enregistrer un commentaire
<< Home